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Les banques réussissent les tests de résistance de la Fed, JPMorgan lance un rachat d'actions de 50 milliards de dollars
Toutes les grandes banques ont réussi les tests de résistance de la Fed de 2026 et se sont immédiatement mises à restituer du capital, JPMorgan menant la danse avec un rachat d'actions de 50 milliards de dollars et une hausse de dividende de 10 %, tandis que des commissions de marchés de capitaux records s'imposent comme le facteur décisif du deuxième trimestre. Notre synthèse des podcasts bancaires de la semaine du 29 juin au 3 juillet 2026.
Les banques et le cycle de baisse des taux
Semaine du 29 juin au 3 juillet 2026 : les banques réussissent les tests de résistance de la Fed, JPMorgan lance un rachat d'actions de 50 milliards de dollars
Les grandes banques sont sorties des tests de résistance annuels de la Fed et se sont aussitôt mises à rendre de l'argent aux actionnaires. C'est toute l'histoire.
Une remarque sur les prises de parole de la semaine : ce numéro est presque entièrement fait de commentaires de chroniqueurs et de journalistes, et non de dirigeants de banques : aucun entretien avec un PDG ou un directeur financier, aucun channel check sell-side, rien de nouveau sur la marge nette d'intérêts (NIM) ou les bêtas de dépôts. Considérez le débat sur les marges comme inchangé par rapport aux prévisions ; la restitution de capital est l'élément actionnable.
En bref
- Chaque banque a réussi les tests de résistance de la Fed de 2026 ; les distributions qui ont suivi placent JPMorgan (JPM) en tête avec un nouveau rachat d'actions de 50 milliards de dollars et une hausse de dividende de 10 %.
- Les commissions des marchés de capitaux sont le véritable vent porteur à l'approche des résultats du T2 : les classements M&A et ECM avancent à un rythme record, porté par la vague de financements liés à l'IA.
- Rien de neuf sur la NIM, le coût des dépôts ou le crédit ; USB, PNC et Truist n'ont fait l'objet d'aucune couverture directe cette semaine.
Ce qui est nouveau
1. Les tests de résistance sont un non-événement, et c'est bien là le point clé. Sur Fast Money de CNBC, la journaliste Leslie Picker (CHRONIQUEUSE) a détaillé les restitutions de capital tombées quelques minutes après les résultats : "Morgan Stanley relève son dividende de 15 % à 1,15 dollar par action. Goldman Sachs entend augmenter son dividende de 11 % à 5 dollars par action. Et J.P. Morgan relève son dividende de 10 % à 1,65 dollar par action et autorise un nouveau programme de rachat de 50 milliards de dollars à compter du 1er juillet" (CNBC's Fast Money). Pourquoi c'est important : il s'agit de capacité convertie en rendements par action. Le classement de Picker, "50 milliards de dollars, assez significatif… JPMorgan et Morgan Stanley sont un peu les cas à part", montre où se situe la puissance de feu des rachats. C'est un soutien au BPA indépendant de la trajectoire des taux.
2. Le test lui-même était bénin, et c'est tout l'argument des haussiers. Sur The Disciplined Investor, l'animateur Andrew Horowitz (CHRONIQUEUR) l'a résumé : "en gros, chaque banque qui a passé les tests de résistance les a réussis haut la main" (The Disciplined Investor). Et le scénario n'était pas tendre, comme l'a relevé Picker, il modélisait "un taux de chômage culminant à 10 %, ainsi qu'un recul de 39 % et de 30 % des prix de l'immobilier commercial et résidentiel, respectivement" (Fast Money). Réussir cela tout en ayant la marge de relever les distributions, voilà l'histoire du capital en une ligne.
3. C'est du côté des commissions que la bonne surprise pourrait venir. Sur Market Maker, les animateurs (CHRONIQUEURS) ont passé en revue les classements : "à l'échelle mondiale, les marchés actions primaires en hausse de 73 %. Aux États-Unis, +141 %… Goldman Sachs reprend la première place à JP Morgan… a aidé à lever 58 milliards de dollars cette année", et sur le conseil, "Wells Fargo passant de 150 milliards à 274 milliards de dollars… en hausse de près de 100 %… peut-être aux dépens de JP Morgan" (Market Maker). La ligne la plus actionnable de la semaine : c'est du côté des revenus de marché et de banque d'investissement, et non du produit net d'intérêts, que la surprise haussière du T2 est la plus probable.
4. "Les banques sont de retour" dans le crédit immobilier commercial. Sur le CRE Weekly Digest, les animateurs de LightBox (CHRONIQUEURS) ont signalé que "les banques ont accordé 455 milliards de dollars de prêts immobiliers commerciaux au T1. Soit une hausse de 80 % sur un an", avec des prêteurs "comme PNC… qui reviennent… ils voient un point d'inflexion et cherchent à accorder davantage de prêts. Mais ils sont vraiment sélectifs" (The CRE Weekly Digest by LightBox). Des pousses vertes de croissance du crédit, avec discipline, un léger point positif pour les super-régionales.
Le débat
Thèse haussière sur le NII. Personne ne l'a défendue directement cette semaine, elle repose donc sur la structure : la refixation des prix des dépôts est en retard sur les baisses, le portefeuille de titres continue de se refinancer à des rendements plus élevés et l'octroi de crédits immobiliers commerciaux réaccélère (455 Md$ au T1, +80 % sur un an). Ajoutez un consommateur solide et un crédit bénin, et le NII peut mieux tenir que ne le laisse entendre la prévision.
Thèse baissière sur la NIM. Guy Adami (CHRONIQUEUR) y a fait allusion sur Fast Money : le groupe est "aussi bien capitalisé qu'il ne l'a sans doute été depuis 25 ou 30 ans", mais "la question se résume à… dans quel environnement allons-nous nous retrouver ? Et je n'en connais pas la réponse" (Fast Money). Le repli des rendements des actifs se heurte à des coûts de dépôts rigides ; si la demande de crédit reste molle hors immobilier commercial, les marges se compriment plus vite que prévu. Faute de prises de parole de dirigeants pour la réfuter, la thèse baissière reste sans contradiction cette semaine.
Valeurs à suivre
JPMorgan (JPM). Haussier : la restitution de capital la plus agressive du groupe, 50 Md$ de rachat plus une hausse de dividende de 10 %, avec le titre "à un plus haut historique" (Fast Money). Baissier : perd des parts de classement dans l'ECM au profit de Goldman et dans le conseil au profit de Wells, et Dimon continue de signaler que le titre est cher. Prochain catalyseur : résultats du T2 dans environ 2 semaines.
Bank of America (BAC). Haussier : une histoire de capital régulière ; la déclaration du PDG Brian Moynihan, relayée par Picker, indique que BAC fixera son dividende selon son calendrier habituel de conseil d'administration de juillet, ayant "augmenté le dividende chaque mois de juillet au cours des 10 dernières années" (Fast Money). Baissier : la plus sensible aux actifs des mégabanques, donc la plus exposée si la trajectoire de baisse s'accentue ; aucune prise de parole récente sur la NIM pour rassurer. Prochain catalyseur : annonce du dividende de juillet, puis résultats du T2.
Wells Fargo (WFC). Haussier : le grand gagnant en parts de conseil, avec une valeur de transactions passant grosso modo du simple au double, de 150 Md$ à 274 Md$ (Market Maker), un vrai vent porteur sur les commissions désormais que le plafond de bilan est levé. Baissier : à partir d'une base faible, et la banque d'investissement est irrégulière. Prochain catalyseur : résultats du T2.
Citigroup (C). Haussier : les traders de Fast Money la gardent sur la liste ; Adami a relevé que "l'action à 150 dollars… s'y est en gros négociée", la thèse de revalorisation reste intacte (Fast Money). Baissier : aucune prise de parole spécifique à l'entreprise sur le capital ou la NIM cette semaine ; encore en mode « prouvez-le » sur les rendements. Prochain catalyseur : résultats du T2.
Lectures croisées
- Super-régionales (USB, PNC, TFC) : aucune prise de parole directe. PNC n'est apparue qu'en passant, comme une banque qui "revient" dans le crédit immobilier commercial (The CRE Weekly Digest by LightBox). Reportez sur ce trio les commentaires du T2 des mégabanques sur le coût des dépôts et le NII.
- Concurrence sur les dépôts : aucun commentaire récent, et aucun chroniqueur ne met en garde contre une guerre des prix des dépôts à la baisse. Ce silence est en soi un signal provisoire.
- Vents porteurs sur les commissions des marchés de capitaux : la lecture croisée positive la plus nette, un rythme record de M&A/ECM, avec des émetteurs IA (SpaceX, Anthropic, OpenAI) verrouillant des mandats auprès de Goldman/JPM/Morgan Stanley (Market Maker).
- Immobilier commercial / crédit à la consommation : l'octroi de nouveaux crédits immobiliers commerciaux réaccélère et reste discipliné, mais les restructurations de bureaux continuent de progresser lentement en arrière-plan via le special servicing (The TreppWire Podcast), un dégel lent, et non un feu vert.